Amin (Benjamin Duquenne)

Benjamin Duquenne vit actuellement à Roubaix, près de l’Union mais a vécu à Leers, Wattrelos, au Quesnoy et beaucoup à l’étranger comme l’Autriche, l’Allemagne… Il a commencé à peindre à Toulouse avec Spazm, un maître en la matière. Ses sources d’inspiration sont très liées à la nature qu’il a « beaucoup observée ». Il a fait des études de commerce, bien éloigné du graffiti ! Mais la fibre artistique existait familialement. Son père produisait des jouets en bois et celui qui l’a élevé est musicien. Il s’est aussi orienté vers la profession d’éducateur, passionné de pédagogie. Pas vraiment un hasard avec une maman enseignante spécialisée… « je ne suis pas né dans cette famille pour rien ! » « J’aime encourager les jeunes, les dynamiser. » C’est aussi pourquoi il a monté une association. « Ils ont besoin de s’exprimer. On peut créer ensemble. »

Benjamin aussi eu un côté rebelle, celui de l’adolescence difficile. Une rebellion qui lui a donné le goût de la liberté ; un goût qu’il n’a jamais perdu, en particulier dans son travail artistique.

Il n’y a pas d’école du graff, pas de Beaux-arts de la bombe. Benjamin s’est formé seul, avec la pratique, mais aussi par le biais des rencontres avec d’autres plasticiens. Depuis l’âge de 25 ans son travail a évolué. Il s’est intéressé aux lettres organiques, à la calligraphie arabe « sans attirance particulière pour la culture arabe » mais pour le geste d’écriture. Il y a aujourd’hui une quête de spiritualité dans sa démarche, une quête d’universel.

Graffeur écolo

Il a travaillé dans un magasin bio et ce n’est probablement pas étranger au fait que son art a un lien fort avec l’environnement. Et puis, en Allemagne où il travaille souvent, le mouvement graff est très sensibilisé à la cause écologique. Il utilise des peintures sans métaux lourds, travaille sur de nouveaux produits. Ce sont des bombes basse pression avec des produits à base acrylique. Il vient de se rendre compte un peu par hasard que la plupart de ses œuvres ont été peintes le long de ce que l’on appelle le corridor vert, avec le canal.

Ses sources d’inspiration se trouvent dans la nature, la calligraphie, la BD, le dessin animé mais toujours avec une quête de spiritualité. On y trouve aussi souvent le thème de l’espace, des vaisseaux spatiaux et bien entendu un imaginaire débordant. Il aime plus que tout partager avec les gens. Grand bavard, il ne vous lâche pas avant d’être allé au bout de sa pensée. Des voisines âgées de l’endroit où il travaille à Tourcoing sont venues le voir, lui demandant de mettre plus de couleurs, que c’était trop sombre. Un dialogue intergénérationnel et transculturel comme il les aime s’est alors installé. « Ce n’est pas en faisant ça qu’on va changer le monde mais ça y contribue un peu. (…) Un regard peu modifier l’autre et le faire grandir. »

AMIN (Benjamin Duquenne) sur le web : www.benjaminduquenne.com

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