Peeta

Dans son travail, Peeta s’efforce de réaliser la qualité sculpturale des lettres individuelles, à savoir celles qui portent son propre nom Peeta. Elle les sépare de leur forme typographique générique, les stylisant avec une forme et un volume qui vont au-delà de sa simple fonction sémantique.

C’est ainsi que son lettrage est introduit dans la fluidité de l’urbain, où les mots sont continuellement rompus à partir de leur propre histoire, réadaptés à l’idiome et aux gestes appris dans la rue. Le résultat final de la fusion entre le lettrage traditionnel et le style tridimensionnel a donné vie à un type unique de rythme visuel, créé par les lignes entrecroisées entre les sections de surfaces coniques, cylindriques et tortueuses.

Le rôle de la sculpture en vient à être essentiel à cette fin. Il représente pour Peeta un contact direct avec la tridimensionnalité afin de comprendre les règles de la lumière et des ombres et de les reproduire.

Malgré la profondeur de la recherche de la perfection technique et formelle, la matérialité de la peinture tridimensionnelle cache un côté profondément spirituel. Les nuances de couleur et les tours de passe-passe sont essentiellement le moyen d’une révélation progressive de sa personnalité.

Ils sont l’intermédiaire implicite d’un message précis – de sa volonté de se comprendre et ensuite de décrire son ego. Le choix de représenter et de réitérer son propre nom est déjà une tentative d’autoportrait. Les œuvres de Peeta visent à révéler le caractère trompeur de la perception humaine, le sophisme des points de vue étroits et fixes par des artifices visuels qui, partant de la tentative de conférer un semblant tridimensionnel à une représentation picturale, révèlent finalement leur volonté de tromper.

Voici le seul résultat

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